Les Vantaux d’art mystérieux de Notre-Dame de Paris.

Dernière mise à jour : nov. 27



Venir à Paris et ne pas visiter la Cathédrale Notre-Dame, c’est un peu comme allez à la plage pour manger une raclette… ça n’a pas de sens ! Et pour pouvoir visiter la grande dame, il vous faudra passer de grandes portes, des vantaux on appelle ça dans le jargon, auxquelles on ne fait pas forcément attention puisque… elles sont ouvertes ! Et pourtant… Je ne saurai trop vous inviter à porter un regard très attentif à ces vantaux, et plus précisément aux ferrures qui les ornent de haut en bas. Certes, la file de touristes est longue derrière vous et vous risquez d’entendre quelques grognements d’insatisfaits mais prenez quelques secondes pour regarder les chefs d’œuvres de ferronnerie que sont ces arabesques florales, ces glands ciselés et ces têtes d’animaux… …Et demandez-vous un instant comment un homme a t’il réussit un tel tour de force ?!? Selon la légende, les ferrures des vantaux de Notre Dame seraient en effet, l’œuvre d’un seul homme : Biscornet enfin de Biscornet seul… ça reste à voir ! Biscornet était un jeune apprenti ferronnier très doué du 13è siècle dont le talent était tel que ses ferrures paraissaient moulées. Fort de sa réputation, il fut chargé de la confection des panneaux de fer boulonnés aux vantaux. A cette époque, pour passer maitre en son art, les apprentis devaient réaliser un chef d’œuvre… l’occasion était rêvée pour Biscornet ! Toutefois, malgré son génie, le bonhomme peina à réaliser sa tâche. Il s’y consacra nuit et jour mais rien de le satisfaisait. Les vantaux de Notre dame ne méritaient rien de moins que l’exceptionnel et Biscornet n’y arrivait pas ! Terrifié et craignant pour sa réputation, on raconte qu’un soir il jeta ses outils au feu de désespoir en criant « Au diable ! »

Et le Diable apparut… Il acceptait de l’aider mais en échange, comme pour chaque pacte qu’il scellait, il prendrait son âme. Le jeune ferronnier tenta de se défendre, suppliant Lucifer de comprendre que son cri ne fut pas un appel mais une simple colère…. Le diable ne voulut rien entendre… ils se fâchèrent et en vinrent à se battre… et Biscornet perdit connaissance. A son réveil, les ferrures des vantaux étaient prêtes; absolument magnifiques, à la fois fines et fortes, toutes en courbures … exactement à l’image de ce dont il avait rêvé pour la Cathédrale. Mais le prix à payer pour ces arabesques, si grandioses soient-elles, était élevé et Biscornet voulu s’en débarrasser. Malheureusement, à cet instant arrivèrent des maîtres serruriers venus lui rendre visite, qui s’extasièrent devant le travail accompli. Biscornet fut littéralement paralysé et ne démenti pas avoir réalisé ces pentures. L’ornement des vantaux de Notre Dame fut organisé en grande pompe mais… Hic ! Au moment de les faire pivoter, elles refusèrent obstinément de bouger. Seule la porte principale, celle où passait le Saint-Sacrement s’ouvrit correctement. Celle-ci, le diable n’avait pas osé y toucher. Celles servant aux fidèles, restèrent closes : le malin espérait sans doute décourager les chrétiens d’aller prier. Il fallut les asperger avec de grande quantité d’eau bénite pour qu’enfin les portes commencent à se mouvoir sur leurs gonds. Biscornet quand à lui n’eut jamais à rendre des comptes : il fut retrouvé mort quelques jours plus tard, sans doute d’avoir du « honorer » la dette qui fut involontairement sienne pour la réalisation de ces vantaux…

Photo : Paristoric

Source : parciparla


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