Le Symbolisme.

« Peindre, non la chose, mais l’effet qu’elle produit »

Stéphane Mallarmé.



Le but des symbolistes est de privilégier l'expression des états d'âme, mettre en avant la dimension du psychique. Le symbolisme est un art ésotérique, de l'invisible, du mystérieux, de l'occulte. Le symbolisme n'est pas un mouvement homogène.

Qu'est-ce qui caractérise le symbolisme ?

Tout comme le néo-classicisme ou le romantisme, le symbolisme est un mouvement européen pluridisciplinaire, qui se décline tant en littérature qu'en art. ... Le symbolisme propose d'explorer l'invisible du monde, non sans un certain mysticisme, et fait prévaloir l'idée et la subjectivité.


Quels sont les thèmes du symbolisme ?

Le renouvellement du langage poétique : les poètes symbolistes privilégient le vers libre. Les thèmes favoris des écrivains symbolistes sont la mort, le crépuscule, le rêve, le flou, les paysages qui reflètent les états d'âme, l'ésotérisme, la mythologie, le mystère, etc.


Quelles sont les origines du symbolisme ?

La définition et les bornes chronologiques du mouvement symboliste varient selon les auteurs. On considère généralement que le symbolisme désigne une partie de la production artistique franco-belge puis européenne entre 1880 et 1914, avec un premier manifeste en 1886, et dont l'apogée se situe dans les années 1890.



Quels sont les Ecrivains du symbolisme ?

  • Albert Samain. 1858 - 1900. Albert Samain est un poète symboliste français. .

  • Arthur Rimbaud. 1854 - 1891. ...

  • Auguste de Villiers de L'Isle-Adam. 1838 - 1889. ...

  • Catulle Mendès. 1841 - 1909. ...

  • Charles Baudelaire. 1821 - 1867. ...

  • Charles Gill. 1871 - 1918. ...

  • Charles Morice. 1860 - 1919. ...

  • Charles Van Lerberghe. 1861 - 1907.


Pourquoi le symbolisme s'oppose au naturalisme ?

Le symbolisme est à la fois une réaction contre le Parnasse et sa continuation. Il entend en réalité marquer une rupture avec le matérialisme scientiste, dont la forme littéraire triomphante au XIXe siècle est le naturalisme.


Les peintres s’inspirent des romans et de la poésie contemporaine et du passé (Dante). La mythologie antique, germanique, celtique et Scandinave, les légendes, les mythes, les contes de fées et la Bible alimentent leurs rêves. Les symbolistes magnifient avec une sensibilité à fleur de peau tout ce qui se cache derrière les apparences : l’antagonisme du vice et de la vertu, le sadisme et la luxure, la névrose, la projection du rêve, le fantastique, l’imaginaire, l’étrange, la magie, l’ésotérisme, l’au-delà, le mysticisme, la solitude et la mort. Le symbole suggère une idée profonde et personnelle par analogie et plonge le spectateur dans l’inconnu. La femme fascine les peintres. Pure, hiératique, vertueuse et idéalisée pour certains, beauté fatale qui entraîne l’homme à la mort pour d’autres, souvent incamées dans les personnages légendaires de Salomé, d’Hélène et du Sphinx. Les fleurs symbolisent le bien et le mal, les animaux se métamorphosent et le paysage conduit le spectateur dans des contrées surnaturelles. Les peintres recherchent l’harmonie esthétique qui convienne à leur symbolique. Beaucoup d’entre eux allient la précision du dessin à l’effacement du coup de pinceau. La peinture s’enrichit aussi : variées : le hasard des taches colorées, le flou, les formes vacillantes. la sensualité des tons et de la matière picturale.


Source : arts.savoir.fr

Photo : wikimedia commons

Peintre : Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898)


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