Le Château de Bridoré dans l'histoire de France.



Le Château de Bridoré est un ancien château fort qui se dresse sur la commune française de Bridoré, dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Le Château de Bridoré est une forteresse militaire médiévale (XIV–XVème siècle), avec un dispositif de défense en l'état unique en France (quatre caponnières), des bains de vapeur, des latrines à tous les étages, un système en pierre d’évacuation des eaux usées, des étuves, des fossés, un système de conservation de la nourriture et un donjon haut de 30 mètres.

En 1590, le château est doublé de fausses braies sur lesquelles viennent s'accoler dans le fossé les quatre caponnières, qui ne sont visibles qu'au sommet de la contrescarpe.




Les origines


Le Bridoré est une commune du canton et de l'arrondissement de Loches, situé à 14km de Loches et à 54km de Tours. La commune faisait autrefois partie du canton du Grand-Pressigny.

Les registres d'état-civil du Bridoré commencent en 1020. Au VIème siècle on suppose qu'il y avait un monastère à Cerçay, ou Saint-Martin de Cerçay (fait aujourd'hui partie de la paroisse du Bridoré).

Les habitants d'Oizay, de Saint-Martin de Cerçay et de la Chapelle Saint-Hippolyte, devaient le guet et la garde au château. Les fiefs de Rigny, de Villedomain, de la Mardelle et de Rouvray, relevaient de Bridoré.

Aux Xème et XIème siècles, les seigneurs du Bridoré possédaient le fief de Rangé, qui relevait de l'archevêque de Tours.

Le seigneur du Bridoré était tenu d'assister au sacre de l'archevêque de Tours. Il devait, pendant cette cérémonie, remplir les fonctions d'huissier près du prélat et lui servir de l'eau. Il recevait, pour ce devoir, l'aiguière d'argent dont il avait fait usage.





A partir de 1200 Les premiers seigneurs


Dans la première moitié du XIIIème siècle, Josbert Ier de Sainte-Maure, Pressigny et Nouâtre, mari d'Agnès de Vendôme, est seigneur de Bridoré, et après lui leur fils cadet le maréchal Renaud Ier de Précigny, mort en 1270 en Tunisie lors de la huitième croisade.

L'arrière-petite-fille de ce dernier, Marguerite de Précigny (fille de Renaud III, fils de Renaud II, lui-même fils du maréchal Renaud), et son mari Godemar Ier de Linières, veuf d'Agnès de Sancerre morte en 1340, deviennent seigneurs de Bridoré.

Une de leurs enfants, Florie de Linières, morte en 1406, transmit Bridoré à son premier mari, Jean 1er le Meingre, le 1er Maréchal Boucicaut (mort en 1368) puis temporairement à son second époux, le chevalier Maurice Mauvinet, mort vers 1375.



1475 – 1614 Bridoré sous Imbert de Batarnay


Le dauphin Louis XI grand chasseur aperçois un jeune homme de 17 ans chasser un faucon avec beaucoup d'habileté. Cette rencontre va décider de l'avenir d'Imbert de Batarnay (1438 - 1523) : Imbert de Batarnay, comte de Fezensac, baron du Bouchage et d'Authun, seigneur de Montrésor, de Moulins en Berry, ambassadeur en Espagne et Chambellan du roi Louis XI achète Bridoré à la fin de la guerre de 100 ans. Il sera conseiller des rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François 1er.


Le Château de Bridoré à aujourd'hui





Vendu comme bien national à la Révolution, il reste dans la même famille jusqu’à aujourd’hui.

Le Château de Bridoré est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 19 janvier 1911, restauré par les peintres Simone Lefèvre (1913-1983) et Pierre Mouveau (1905-2004), puis par un de leur fils, Vincent Mouveau (1943-1993).

Depuis le décès de Vincent, c’est son fils, Pierre-Alexandre Mouveau, qui entretient et assure la conservation et la restauration de ce site. Il a d'ailleurs réalisé un chantier de réfection important en 2021.


Source : Château de Bridoré

2, rue du Professeur Debré 37600 Bridoré




33 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout